SERRURES AUTONOMES : UN ENCODAGE PLUS AGILE DES DROITS

03 juin2022

Les serrures autonomes se sont progressivement répandues à des fins de contrôle d’accès en entreprise. Leurs avantages font consensus, tant en termes de coût que de facilité d’installation ou de maintenance. Restait à imaginer une gestion plus agile pour gérer les droits des utilisateurs afin de limiter les manipulations de cartes. Un sujet sur lequel Horoquartz vient d’annoncer une innovation avec sa nouvelle gamme de lecteurs Smart CLX3.

 

« Dans notre offre de dispositifs de contrôle d’accès des portes, les serrures autonomes conviennent parfaitement lorsqu’un raccordement filaire ou radio n’est pas envisageable. De ce fait, les droits d’accès et plages horaires des collaborateurs aux différents locaux sont définis dans le badge du porteur. La serrure décide elle-même l’ouverture ou non de la porte suivant les droits présents sur la carte » indique Patrick Paranthoen, Directeur R&D Sûreté-Sécurité d’Horoquartz. 

Lors du déploiement de serrures autonomes, il est ainsi nécessaire d’encoder physiquement les droits sur le badge du porteur. « Pour cela, il faut que le détenteur du badge passe au service RH ou au service sécurité pour initialiser une première fois ses droits d’accès sur la puce au moyen d’un encodeur dédié. L’opération par elle-même est rapide, de l’ordre de quelques secondes. Mais elle nécessite de solliciter les collaborateurs, de planifier les interventions et de gérer le flux. Il faut également prévoir l’actualisation régulière des droits en cas de changement de la configuration ou de modification des droits d’accès après le déploiement. Un lecteur filaire idéalement situé dans un lieu accessible au détenteur permet d’assurer cette fonction. En soi, la logistique n’est pas très compliquée. Mais en cas de volumétrie importante et de salariés répartis sur différents sites, la gestion de ce processus peut devenir fastidieuse ; notamment lorsque le recours aux serrures autonomes n’a pas été anticipé lors de l’installation du contrôle d’accès filaire. D’ailleurs nous observons que le développement du télétravail peut venir compliquer cette tâche car certains salariés ont moins l’occasion de venir sur site et de passer au service chargé de l’encodage des badges. Si ces manipulations peuvent être évitées, c’est un moyen de simplifier la vie de nos clients. »

 

Un encodage des droits sur des lecteurs classiques

 

C’est ainsi que la R&D d’Horoquartz a travaillé pour imaginer une solution afin d’éviter le passage des porteurs de badges au service chargé de l’encodage. « La démarche est basée sur un simple constat : les serrures autonomes sont le plus souvent utilisées en complément de nos systèmes de contrôle d’accès connectés. Ceux-ci mettent en œuvre des têtes de lecture reliées au réseau informatique de l’entreprise (via des UTL) pour identifier les accédants. Nous avons donc pensé à utiliser ces têtes de lecture également pour initialiser et, bien évidemment, actualiser les droits sur les badges qui seront lus ensuite sur les serrures autonomes. Les droits d’accès aux serrures autonomes sont définis dans le module P2 Locks de notre solution Protecsys 2 Suite. Quand un salarié badge pour entrer dans les locaux, l’UTL qui pilote la tête de lecture sait que des droits sont à inscrire ou à modifier dans la puce pour ce salarié. Cette opération d’encodage va alors se faire à la volée en quelques millisecondes » explique Patrick Paranthoen. « Cette opération est transparente pour le collaborateur et elle est sécurisée. Le salarié peut ensuite accéder aux différents espaces équipés d’une serrure autonome, suivant les droits qui viennent d’être encodés dans son badge. Nous remplaçons ainsi des manipulations manuelles de badges par une mise à jour automatique, à la volée, et sans contrainte pour le salarié. »

Activation alarme par code

Plus de sécurité et de souplesse

 

Les gains apportés par cette innovation sont de 3 ordres. Tout d’abord cet encodage à la volée garantit que les droits sont actualisés rapidement et correspondent en permanence aux autorisations données à chaque salarié. Mais c’est également le moyen de récupérer les historiques de passage de la serrure qui peuvent être enregistrés dans la base de données au travers de ce lecteur-actualisateur. Et c’est aussi une réduction de coût car en évitant les encodages manuels, on réduit d’autant le temps à passer par le service RH ou le service sécurité. « Cette innovation apporte également une simplification au collaborateur puisqu’il n’a plus à passer se faire initialiser son badge dans le service concerné » conclut Patrick Paranthoen.