GTA : POURQUOI SI PEU DE PROJETS INTERNATIONAUX ?

26 novembre2019

La GTA et la paie se traitent encore aujourd’hui très majoritairement au niveau local, alors que l’expérience montre que la gestion des temps peut très bien s’internationaliser

Selon un étude de Markess by exaegis, on observe que 67% des répondants considèrent que l’internationalisation des entreprises a un rôle majeur dans le développement du marché des solutions RH.

La globalisation et son impact sur le SIRH semblent bien compris

Quand ensuite on demande aux sondés quel est leur avis sur le niveau de gestion de telle ou telle fonctionnalité, entre Global, Local et Glocal, on voit que les appréciations varient fortement suivant le domaine traité.

Ainsi, quand 48% des répondants indiquent que la gestion des talents se fait au niveau Global, ce taux tombe à 13% pour la paie et à 13% pour la gestion des temps et des activités, en raison des spécificités, légales notamment, propres à chaque pays.

Interview de Thierry Bobineau, Directeur Marketing d’Horoquartz

“La gestion des temps et des activités passe très bien les frontières”

Pour Thierry Bobineau, Directeur Marketing d’Horoquartz: “Nous avons déployé notre solution eTemptation dans plus de 30 pays à ce jour, en Europe, aux USA, en Amérique du Sud, en Asie ou encore en Afrique. Parmi les principaux pays où nous trouvons les réglementaires les plus simples de GTA, nous voyons par exemple les USA ou le Royaume-Uni. Avec une complexité plus importante, mais sans toutefois atteindre celle de la France, nous allons trouver des pays comme l’Allemagne, l’Italie ou encore la Belgique.

“D’ailleurs, une étude récente de NGA Human Ressources évaluant la complexité des processus de paie dans 40 pays confirme que la France arrive en tête du palmarès, suivie par l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, le Japon et l’Espagne. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont loin derrière.”

Des particularités qui ne sont pas insurmontables

“Le deuxième constat est qu’il y a en effet des particularités et des spécificités dans la gestion des temps, des absences et des plannings dans les différents pays. Mais ces particularités sont plutôt dans le sens de la simplification par rapport à ce que nous traitons en France.”

QUI PEUT LE PLUS PEUT LE MOINS ?

“Nous voyons que la solution s’internationalise très bien. Il y a une raison assez simple à cela : elle a été conçue pour traiter le contexte français qui est généralement plus complexe. L’adage ‘qui peut le plus, peut le moins’ se vérifie souvent ici. Nous butons rarement sur des difficultés fonctionnelles. D’autre part, l‘application est conçue pour intégrer dans la même instance les particularités qu’on peut trouver dans trouver dans les différents pays. Nous avons ainsi des clients qui gèrent une dizaine de pays voire plus dans la même application sur un serveur centralisé en France ou ailleurs” ajoute Thierry Bobineau.

 

Une approche Core Model

“Dans ces approches internationales de la GTA, certains de nos clients nous demandent une approche ‘Core Model’ applicable à tous les pays avec une prise en compte, de façon additionnelle au Core Model, des spécificités locales.”

Des freins culturels

“Il y a quand même un certain nombre de facteurs qui freinent l’internationalisation des projets. Le premier est la préférence naturelle accordée à l’acteur local. On peut difficilement reprocher à un DRH allemand ou brésilien de privilégier a priori un éditeur national. Ensuite, il y a une conviction bien ancrée que seul un acteur local peut comprendre et traiter correctement les spécificités réglementaires dans son pays. Mais au final, nous observons que les projets internationaux que nous avons menés fonctionnent bien, sont capables de s’adapter finement au contexte local et sont bien acceptés dans les différents pays où la solution est déployée. Certains de nos clients ont d’ailleurs communiqué à ce sujet.”