CONTRÔLE D’ACCÈS : LES BARRIÈRES IMMATÉRIELLES

07 décembre2021

Fréquemment utilisées pour sécuriser la périphérie des sites, les barrières immatérielles assurent une détection efficace des franchissements et sont disponibles avec différentes technologies : infrarouge (IR) passif ou actif, lasers, radio ou hyperfréquence. La combinaison de différentes solutions fait aujourd’hui consensus dans la profession pour assurer le meilleur niveau de détection. 

 

Un mur invisible qui ne remplace pas un mur physique

 

On pourrait considérer que les barrières immatérielles forment un mur invisible mais par définition, seules des barrières physiques (mur, grillage, haies défensives) peuvent empêcher ou du moins compliquer l’accès à un site. Elles présentent également l’avantage de rendre bien visible la protection physique du site.

Les barrières infrarouges sont une solution de détection qui vient le plus souvent renforcer un dispositif physique, comme le seraient aussi des caméras thermiques ou IR ou encore des câbles sur clôture ou enterrés. La combinaison de plusieurs technologies est d’ailleurs assez fréquente (ex : câble sur clôture et barrière IR) pour compléter les niveaux de détection.

 

Un dispositif à adapter au contexte

 

Les barrières IR présentent l’avantage de s’intégrer assez facilement à la géographie des lieux et même à l’architecture des locaux avec des barrières de façade discrètes et dont la couleur peut s’adapter à celle du bâtiment. Certaines peuvent être alimentées grâce à un panneau solaire et une batterie et communiquer par liaison radio, des solutions particulièrement intéressantes quand les travaux de génie civil sont compliqués ou coûteux. La conception d’une installation passe obligatoirement par une étude de site pour comprendre les risques à maîtriser, les contraintes d’environnement et d’installation. Il faut ainsi prendre en compte la taille de la zone de détection qui est très variable suivant la technologie, la maintenabilité du système, ou encore les éléments d’environnement qui pourraient perturber le fonctionnement de la solution en générant des fausses alarmes, un problème récurrent en matière de détection intrusion. Ainsi, le cheminement de piétons à proximité, le passage d’animaux sauvages ou domestiques, ou encore le mouvement de la végétation sous l’effet du vent doivent être pris en compte dans la conception.

Une expertise pour choisir les bonnes technologies

 

Pour Vivian Pelletier, Directeur Produits Sécurité d’Horoquartz : « il est rare qu’une seule technologie assure l’ensemble des besoins de détection d’un site car les besoins sont en général assez variés. Le plus souvent, nous sommes amenés à proposer des barrières IR ou hyperfréquence en association avec des moyens classiques de détection intrusion (des détecteurs), des caméras thermiques ou IR, ou encore des radars. Nous préconisons fréquemment de combiner les technologies pour renforcer le niveau global de détection intrusion sur le site. C’est d’ailleurs un moyen de s’affranchir des limites de chaque type de solution car les barrières IR sont sensibles au brouillard et l’hyperfréquence peut être perturbée par la pluie. Une technologie peut ainsi pallier les insuffisances d’une autre. ».

La solution miracle n’existant pas, l’expertise et l’expérience de l’intégrateur sont sur ce point totalement irremplaçables. Il doit être en mesure de conseiller les bonnes technologies en fonction des besoins, du contexte et du budget du client final. Ce qui peut parfois amener à proposer des solutions plus basiques mais suffisantes si la zone de détection à couvrir se limite à quelques mètres ou dizaines de mètres.

Une conception qui doit prendre en compte l’exploitation

 

« La plupart des fausses alarmes résultent de défauts de paramétrage et d’installation, et c’est encore plus vrai quand différentes technologies sont déployées. L’installateur de la solution doit disposer d’une maîtrise prouvée de ces sujets » indique Vivian Pelletier.  « Il faut également prendre en compte la façon dont les informations sont exploitées, par qui et avec quelle permanence pour garantir la continuité des opérations notamment quand le client fait intervenir une centrale de télésurveillance. Si les barrières immatérielles apportent une contribution importante dans la détection des intrusions, c’est bien l’ensemble de la chaîne détection / identification / intervention qui doit être pensée au départ ».

 


Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz